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Préparer son entretien d’embauche: les conseils d’une recruteuse

Vous avez un entretien d’embauche? Félicitations! Voici les astuces d’une spécialiste du recrutement pour vous préparer en vue de cette rencontre déterminante.

Le secret: être bien préparé

« En entrevue, tout est évalué. Du premier bonjour jusqu’au moment de se dire au revoir », dit d’entrée de jeu Marie Nolwenn Trillot, présidente de la firme de recrutement TOTEM.

Ceci ne veut pas dire que le recruteur est en quête du candidat parfait en tout point. Il cherche plutôt la personne qui remplira au mieux le poste à pourvoir et qui saura s’intégrer à la culture de l’entreprise.

Comme candidat, vous devez donc vous préparer à convaincre le comité de sélection que votre parcours (études, expériences de travail, connaissances techniques et compétences transférables) fait de vous la personne qu’il leur faut. « Il faut mettre en valeur les liens entre qui on est et le poste. Expliquer ce qu’on a d’intéressant au regard du poste et des besoins de l’entreprise », explique la recruteuse.

Pour y arriver, une solide préparation est nécessaire.

  • Revisitez votre CV, pour avoir bien en tête vos différentes expériences de travail.
  • Préparez vos références : ayez en main les coordonnées de quelques personnes qui sont au courant de vos démarches et qui pourront vous recommander pour le poste.
  • Examinez les exigences du poste et le site Internet de l’entreprise et préparez-vous à faire des liens avec votre profil.
  • Scrutez les profils des employés de l’organisation sur LinkedIn et, si possible, consultez les commentaires sur l’organisation sur des sites comme Rate My Employeret Glassdoor afin de mieux connaître la culture de l’entreprise.

Cette démarche vous aidera non seulement à répondre adéquatement aux questions de l’entrevue, mais aussi à vérifier si cette organisation – ses valeurs, son équipe, même son emplacement géographique – vous convient réellement.

Soigner l’approche et les apparences

« Avoir une bonne poignée de main, sourire… Ça peut paraître cliché, mais se montrer avenant et faire preuve de savoir-être, c’est vraiment important », souligne Marie Nolwenn Trillot.

Au-delà des compétences techniques, le recruteur a en effet une conscience aiguë de la responsabilité qu’il a de choisir un nouvel employé avec lequel ses collègues auront à travailler au quotidien. Il recherche un expert dans tel domaine, oui, mais aussi quelqu’un qui s’intégrera bien à l’équipe en place. Et à cet égard, la façon d’aborder les gens compte pour beaucoup.

Idem pour les apparences. Vos recherches au sujet de l’entreprise devraient vous avoir fourni des indices sur la culture de travail, plus décontractée ou plus traditionnelle. Et vos vêtements devraient être choisis en conséquence. « Si on arrive dans un environnement très corporatif et qu’on porte des jeans ou, à l’inverse, qu’on se présente en tailleur à une entrevue où tout le monde porte un t-shirt, il y aura un décalage qui peut accroître notre nervosité comme candidat », explique Marie Nolwenn Trillot.

Elle croit cependant qu’il vaut mieux être un peu trop chic que pas assez. « Ça montre que le candidat a fait un effort et qu’il accorde de l’importance à l’entrevue. »

Les questions incontournables

Voici quelques questions courantes auxquelles il faut vous préparer à répondre :

  • Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
  • Quelles sont vos plus grandes forces?
  • Parlez-moi d’une de vos difficultés et de la façon dont vous l’avez surmontée.
  • Parlez-moi d’un de vos points faibles.
  • Pourquoi avez-vous quitté vos emplois précédents?
  • Qu’est-ce que vous aimiez le plus dans votre dernier emploi? Qu’est-ce que vous aimiez le moins?

« L’important, pour bien répondre à ces questions, est d’appuyer ses réponses sur des éléments concrets », indique la présidente de TOTEM.

Voici ses trucs pour s’en tirer habilement lorsqu’on vous interroge sur vos difficultés ou vos échecs:

« D’abord, on choisit une situation qui n’est pas trop récente. Sans entrer dans les détails, on mentionne son erreur, on indique ce que l’expérience nous a permis d’apprendre et, idéalement, on explique comment on a ensuite appliqué cet apprentissage à une autre situation. »

Au sujet des faiblesses et des tâches qui nous déplaisent, l’essentiel est de répondre avec des éléments sans gravité et sans lien avec votre capacité à accomplir le travail. Quelqu’un qui est embauché pour un poste technique dans une entreprise manufacturière peut avouer qu’il n’est pas très à l’aise avec les médias sociaux, par exemple.

Quant à la raison derrière votre démission de votre poste précédent, abordez-la avec tact. « Il faut être bref et formuler ses motifs de façon professionnelle, recommande Marie Nolwenn Trillot. On évite de parler en mal de son ancien milieu de travail, tout comme de répondre par le cliché je suis à la recherche de nouveaux défis. » Au lieu de décrire vos conflits avec votre nouveau supérieur, vous pouvez par exemple évoquer des divergences de valeurs.

On vous pose une question à laquelle vous ne savez franchement pas quoi répondre? Mieux vaut avouer que c’est une question à laquelle il vous faudrait réfléchir plus longuement, plutôt que de risquer un faux pas.

En conclusion, la recruteuse rappelle son mot d’ordre pour se démarquer en entrevue : « Se préparer, se préparer, se préparer! »

Source: Banque Nationale