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Modernisation de la Loi sur les langues officielles : les attentes des francophones

Alors que le Sénat étudie la possibilité de moderniser la Loi sur les langues officielles, des organismes francophones en milieu minoritaire espèrent que la nouvelle version créera un cadre plus fort pour le maintien des services dans les communautés.

Lors de sa séance régulière, jeudi, le Conseil scolaire fransaskois (CSF) a manifesté son intention de faire pression sur le gouvernement fédéral pour que les conseils scolaires aient un droit de regard sur les fonds alloués à l'éducation francophone en milieu minoritaire.

Le président du CSF, Alpha Barry, estime que le fait de renforcer cette loi permettrait aux organismes francophones, comme les conseils scolaires, de recevoir un financement plus adéquat.

« Quand l'argent arrive, on souhaiterait avoir cette légitimité d'être consulté et de décider en collaboration avec le ministère de l'Éducation sur les orientations que ces fonds devraient prendre », explique-t-il.

Une opinion partagée par la Commission nationale des parents francophones (CNPF). Jean-Luc Racine, le directeur général du CNPF, ajoute que l'application de cette loi devrait être gérée par une entité pesant gros dans le dispositif fédéral, comme le bureau du premier ministre.

« Si ça ne vient pas d'une plus haute instance, il y a moins de motivation [de la part des provinces] à vouloir appliquer la loi », souligne-t-il.

M. Racine croit que les parents et la communauté devraient aussi être consultés quant aux fonds alloués par Patrimoine canadien.

Aller encore plus loin

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) travaille quant à elle à la mise en oeuvre d'un projet de loi qu'elle souhaite proposer à Ottawa.

Jean Johnson, président de la FCFA, croit que la loi doit être plus forte possible.

Selon Jean Johnson, rien n'empêcherait le gouvernement fédéral d'investir directement auprès des établissements scolaires minoritaires.

Ottawa se donne jusqu'en 2019 pour réviser la Loi sur les langues officielles, qui aura 50 ans la même année.

 

Sources : ici.radio-canada.ca