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Les femmes enceintes discriminées par l'assurance-emploi

Les politiques de l'assurance-emploi concernant les femmes qui perdent leur emploi durant leur congé parental peuvent mettre en péril leur sécurité économique. Souvent, ces femmes ne peuvent pas accéder au programme quand elles en font la demande.

C’est le cas de Laurie Chalifour-Racine, qui a perdu son emploi deux mois après la naissance de son garçon. Après son congé parental, sa demande d'assurance-emploi a été rejetée.

« Selon leur optique à eux, on doit avoir accumulé des heures assurables travaillées durant les 52 dernières semaines. Dans mon cas, j'étais en maternité. Je me suis retrouvée le bec à l'eau, avec rien devant », explique-t-elle.

On ignore toutefois exactement combien de mères se trouvent dans cette situation. L'assurance-emploi n'a pas été en mesure d'indiquer à Radio-Canada combien de femmes ayant récemment accouché n'avaient pas pu recevoir de prestations parce qu'elles n'avaient pas travaillé suffisamment d'heures.

Pour les groupes de défense des droits des Canadiens, le fédéral doit revoir sa façon de calculer ses prestations d'assurance-emploi, d'autant plus qu'il y a déjà des exceptions.

En effet, en ce qui concerne les personnes qui reçoivent des prestations de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), donc qui ne sont pas considérées comme aptes au travail, l’assurance-emploi tient compte des heures travaillées au cours des 104 dernières semaines. Il en va de même pour les personnes fraîchement sorties de prison.

D’après des informations de Chu Anh Pham.

Source: Radio Canada