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Le Centre francophone de Toronto réorganise son administration

Une nouvelle équipe de direction a été choisie et des changements ont été apportés à la structure du Centre. Ces changements surviennent alors que l'organisme fait face à un manque de médecins.

La directrice générale du Centre francophone Toronto, Florence Ngenzebuhoro, reconnait que l'organisme a vécu « de gros changements l'an dernier », qui ont été « déstabilisants et difficiles pour beaucoup ».

En 2017, le centre a été confronté à une série de démissions des employés de la clinique de la rue Richmond, dont celles de la directrice de la clinique et de ses deux médecins de famille.

Puis, en février, deux autres médecins, qui ont été recrutés à la suite de cette vague de démission, ont quitté leur fonction, quelques mois après leur entrée en poste.

Florence Ngenzebuhoro, en poste depuis octobre 2017, explique que le processus de restructuration était déjà amorcé au moment de son entrée au sein de l'organisme.

J'aimerais ça que les médias et le public comprennent que nous avons tourné la page. Nous ne voulons pas être prisonniers de notre passé.

Florence Ngenzebuhoro, directrice générale du Centre francophone de Toronto

Le Centre francophone précise que la nouvelle équipe de gestion est formée de 13 personnes, donc quatre sont des nouveaux membres.

Annonce à venir

Elle rappelle que des services de santé sont toujours offerts au Centre, notamment par des infirmières praticiennes et un médecin francophone, et affirme que de nombreux clients ont fait part de leur satisfaction par rapport à ces services.

« Nous continuons à offrir des services, on a une petite liste d'attente, d'environ de deux à trois semaines, ce qui est très normal pour une clinique », dit-elle.

Elle ajoute que l'organisme est actuellement en négociation avec cinq médecins et a bon espoir de pouvoir annoncer de « bonnes nouvelles dans quelques mois ».

Le Commissaire aux services en français, François Boileau, qui avait qualifié la situation au Centre francophone de Toronto de « désolante » et « d'un peu inquiétante », n'était pas disponible pour commenter.

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et le Réseau local d’intégration des services de santé du Centre-Toronto n'ont pas encore répondu à nos questions.

 

Sources : Ici.radio-canada.ca