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La francophonie manitobaine satisfaite du Plan d’action pour les langues officielles

La plupart des réactions locales sont positives à la suite du dépôt par Ottawa, du nouveau Plan d'action sur les langues officielles. Une annonce accompagnée de 2,7 milliards de dollars répartis sur cinq ans.

« C'est le plus grand investissement dans les langues officielles au Canada dans son histoire. Mais on doit maintenir notre vigilance », déclare le président de la Société de la francophonie manitobaine, Christian Monnin. Il s’agit pour lui d’un bon départ.

Économie

Le directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Louis Allain, parle d'une bouffée d'air frais. Il a déjà calculé la part qui reviendra au CDEM, une augmentation de son revenu de 18 %, soit 92 000 dollars annuellement.

« C'est rassurant parce que cela fait plus de 10 ans que je suis en poste, et il n'y a jamais eu de majoration, en particulier pour le développement économique, rappelle-t-il. Là, bien, c’est une bouffée d'air frais. »

Il note cependant qu’en la même période, l'effet cumulatif de l’inflation a atteint 30 %.

Immigration

Le nouveau Plan d’action pour les langues officielles garantit 40,8 millions de dollars sur cinq ans pour développer une stratégie nationale pour « renforcer la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire par l'immigration ».

« Je suis plus que ravie de voir que le gouvernement [favorise l’immigration francophone] et que vraiment les communautés en situation minoritaires, par rapport à ce dossier, sont sur le radar maintenant », affirme la directrice de l'Accueil francophone, Bintou Sacko.

Quant à la coordonnatrice du Réseau en immigration francophone du Manitoba, Salwa Meddri, elle est fière de voir qu'une initiative locale, le parcours global de l'immigrant, est maintenant étendu à l’échelle nationale.

Petite-enfance

Le domaine de la petite enfance reçoit 20 millions de dollars sur cinq ans, soit 4 millions de dollars par année. Ces fonds contribueront à la formation de personnel pour les services de garde et à aider des entrepreneurs à ouvrir plus de garderies.

« Ça correspond à un petit besoin, mais ce n’est pas complet », lance la directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, Brigitte L'Heureux.

Elle estime qu'il reste à aborder le problème de la rémunération des professionnels de la petite enfance.

Tous les acteurs attendent maintenant de connaître la répartition précise des fonds du plan d’action.

Avec des informations de Barbara Gorrand

Sources : Ici.radio-canada