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L'Alberta rend hommage à sa francophonie

La journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars, était l'occasion de souligner les avancées de la langue française et des communautés francophones de l'Alberta, mais aussi de faire le point sur les défis qui demeurent, comme l'intégration des nouveaux arrivants.

À Edmonton, les célébrations se sont déroulées à l’Assemblée législative, tandis qu’à Calgary, le rendez-vous était fixé à l’Hôtel de Ville.

Aujourd’hui, on célèbre la communauté, [particulièrement] la vitalité de la francophonie et la diversité de la francophonie.

Ricardo Miranda, ministre de la Culture et du Tourisme

Ricardo Miranda a d’ailleurs souligné que le gouvernement néo-démocrate a posé plusieurs gestes pour la francophonie cette année.

Le 14 juin dernier, l'Alberta a mis en place sa toute première politique en matière de francophonie avec, notamment, la promotion du drapeau franco-albertain au rang de Symbole de distinction en vertu de la loi sur les Emblèmes de l'Alberta.

Une reconnaissance locale qui ne doit pas, pour autant, faire ombrage aux autres cultures francophones de l'Alberta, selon l'association Portail de l'immigrant (PIA).

Evelyne Kemajou, la directrice de cette association, se réjouit justement du fait que c’est le drapeau international de la francophonie qui a été hissé lors des célébrations à Calgary.

« Quand nous sommes arrivées, on se rendait compte qu'effectivement, on parlait beaucoup plus du drapeau franco-albertain, pour célébrer et on a dit "bien nous, on veut représenter la francophonie internationale aussi", parce que quand on parle de la francophonie, elle est diverse », indique Mme Kemajou.

Elle croit d’ailleurs qu’il reste du travail à faire pour s’assurer que les immigrants francophones ne se fassent pas assimiler lorsqu’ils s’établissent en Alberta.

« Tout ce qu’on veut, c’est garder la langue, c’est la promouvoir aussi, parce que nous sommes dans un contexte 100 % anglophone », précise-t-elle, ajoutant qu'il « il faut s’intégrer, mais en préservant sa culture. [...] si on a cette culture francophone, on aimerait la garder ».

Marc Arnal, le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), abonde dans le même sens.

« Je trouve que le rythme véritable d’accueil de nos nouvelles communautés est très lent, dit-il. Je trouve qu’il faut que ce processus-là soit accéléré. Au lieu de voir ces communautés-là comme une communauté additionnelle, il faut les voir comme [faisant] partie de notre clientèle. »

Marc Arnal indique que c’est pour cela que l’ACFA a accepté de faire une entente spéciale avec Francophonie albertaine plurielle, la FRAP, pour que cette dernière serve de « trait d’union entre les organismes de la collectivité francophone plus traditionnels et les nouveaux arrivants ».

 

Sources : ici.radio-canada