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Former l’avenir de la francophonie après le secondaire

Une fois leurs études secondaires terminées, les élèves francophones en situation minoritaire ont l’occasion d’étudier dans l’un des 1150 programmes universitaires francophones du pays. De fait, les 21 établissements postsecondaires, membres de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), offrent la chance aux étudiants francophones issus des écoles françaises ou des écoles d’immersion ainsi qu’aux étudiants étrangers d’entreprendre des études supérieures en français.

Tous les collèges et toutes les universités canadiennes membres de l’ACUFC sont situés dans des communautés linguistiques en situation minoritaire. De par sa mission, l’association vise à accroître l’accès à des programmes d’études postsecondaires en français dans l’ensemble du pays. Elle fait aussi la promotion et elle défend les intérêts communs des établissements membres.

Augmenter l’offre de programmes

Le plus grand défi auquel doivent faire face les établissements postsecondaires francophones ou bilingues du pays est de répondre à la demande en diversifiant l’offre de programmes en français.

Les quelque 1150 programmes francophones peuvent représenter un nombre satisfaisant pour certains, mais lorsque l’on compare cette donnée avec la quantité de programmes de langue anglaise, on se rend compte que les programmes en français ne représentent que 8 % de l’offre en langue anglaise.

Malgré de belles avancées au cours des dernières années, l’ACUFC poursuit actuellement son engagement à accroître l’accès aux programmes d’études en français et à répondre aux besoins dans les régions moins bien desservies. Ce chemin parcouru a été rendu possible, entre autres, grâce à l’appui du gouvernement fédéral et de celui des provinces.

Par exemple, dans le domaine de la formation en santé en français, il y a eu, depuis 2003, la création de 68 nouveaux programmes pour répondre au besoin criant de professionnels de la santé aptes à offrir des services en français à la population.

Poursuivre notre chemin

Il reste évidemment beaucoup de chemin à faire pour permettre aux francophones de partout au pays d’avoir la même offre de programmes que la majorité linguistique. Néanmoins, le partage de ressources, les regroupements entre institutions et l’enseignement à distance garantissent présentement une offre intéressante de programmes collégiaux et universitaires pour les francophones et les francophiles qui formeront les professionnels de demain.

« Le gouvernement a la responsabilité d’investir dans les projets soutenant la dualité linguistique au Canada, a déclaré Lynn Brouillette, directrice générale de l’ACUFC, dans un récent communiqué à la suite du dépôt du budget fédéral. Nous souhaitons travailler de concert avec le gouvernement fédéral dans les semaines et les mois à venir afin de collaborer à l’établissement des priorités stratégiques et l’utilisation des fonds publics pouvant aider les universités et les collèges francophones et bilingues du Canada à obtenir l’appui nécessaire à la réalisation de leurs mandats. Ce budget fédéral est un pas dans la bonne direction pour les francophones. Nous avons hâte de rencontrer les responsables du gouvernement afin d’explorer les sources de financement disponibles pour nos établissements membres ».

Les collèges et universités offrant des programmes en français sont de véritables piliers culturels, sociaux et économiques pour toutes nos communautés francophones. Ils jouent un rôle de premier ordre pour contribuer à la vitalité des communautés linguistiques en situation minoritaire.

Espérons que nos gouvernements continueront à paver la voie à l’éducation postsecondaire de langue française en contribuant à notre francophonie de demain!

 

Sources : rvf.ca