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Canada. Priorité à l’immigration francophone hors Québec

Dans le cadre du plan d’action pour les langues officielles 2018-2023, le gouvernement canadien met en place un centre spécialisé dans l’accueil des étrangers de langue française.

Lundi 11 juin 2018, le gouvernement fédéral canadien a émis une décision politique en faveur de l’immigration francophone. D’ici à l’automne, un Centre des politiques d’immigration francophone devrait voir le jour, rapporte Radio-Canada International. Cette initiative découle plus d’un “plan d’action pour les langues officielles 2018-2023”, lancé en mars dernier par Justin Trudeau et Mélanie Joly, ministre du Patrimoine.

Ce centre a pour objectif d’augmenter le nombre d’immigrés de langue française hors du Québec. Pour l’atteindre, il est souhaité que la communication entre les différents acteurs soit resserrée : les communautés francophones – institutions et organisations – seront donc davantage sollicitées, en vue de collaborer avec le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC). Les communautés sont ainsi invitées à “faire connaître plus facilement leurs besoins et à soumettre leurs idées pour attirer de nouveaux arrivants”, précise Le Journal de Montréal.

Plus d’immigrés francophones : une priorité

Le Canada désire accroître sa proportion d’immigrants francophones en dehors du Québec, et vise 4,4 % d’ici 2023, nous apprend le quotidien montréalais. En effet, l’agence gouvernementale Statistique Canada a recensé en 2016 pas plus de 3,8 % de francophones hors Québec sur la totalité de la population du pays, “un chiffre qui passera à 3 % d’ici à 2036 si rien n’est fait”, complète le journal.

Ottawa a donc prévu un budget de 40,8 millions d’euros à répartir sur cinq ans et destiné à la mise en œuvre de cette politique. Préserver la langue française, même en dehors du Québec, est donc une priorité pour le gouvernement.

Futurs expatriés francophones, les frontières canadiennes ne sont pas près de se refermer sur vous ! Le plan d’action prévoit d’ailleurs d’agir sur “la promotion et le recrutement à l’étranger”, indique Le Journal de Montréal.

 

Sources : Le Courrier international